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samedi 24/01/2009

Les enfants précoces font-ils encore l'objet de malentendus ?


Oui, parce qu’on ignore trop souvent les problèmes, bien réels, que peut leur poser leur avance intellectuelle.

Catégorie : Psychologie / enfants

Antoine, 8 ans, n’écoute rien en classe. Il rêve ou bien s’agite, déteste écrire et a du mal à se faire des amis… D’ailleurs, il ne veut plus aller à l’école. Sa maîtresse invoque un manque de maturité. Les parents d’Antoine sont surpris : à la maison, leur petit garçon leur semble éveillé, curieux, si désireux d’apprendre !

Et s’il était précoce ? Comme d’autres parents, cette interrogation les a décidés à faire passer à Antoine des tests d’intelligence. Non dans l’espoir d’entendre que leur enfant a un QI (quotient intellectuel) exceptionnel, mais pour comprendre "ce qui ne va pas".

Tous les enfants intellectuellement précoces ne sont pas malheureux, pire, "handicapés" comme on l’entend parfois. Certains – et ils échappent aux statistiques car ils ne font pas parler d’eux, sont bien dans leur peau, mènent une scolarité satisfaisante sinon brillante, une vie sociale et des relations familiales sereines. Mais, comme le dit Olivier Revol, pédopsychiatre (auteur de "Même pas grave ! L’échec scolaire ça se soigne", éd. J.C. Lattès), "À si beaucoup vont bien, d’autres sont déprimés, irritables, mis à l’écart des copains et, paradoxe, ils échouent à l’école." Comme Antoine, ils ont besoin avant tout d’une meilleure compréhension de ce qui fonde leur spécificité intellectuelle et affective...

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Editions Philomèle

 

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Tags: famille,enfant,mères,hommes,femmes,adolescents,comportement,agressivité,colères,délinquance,enfants précoces,